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le premier telegraphe optique fut celui de Chappe qui fonctionna
de 1793 à 1856.
Le TELEGRAPHE de CHAPPE
| Si la collection de radio, (ou pour les plus anciens de
T.S.F.), semble être la plus connue, elle ne peut pas être la seule. Après l'Antiquité, on a connu les télégraphes
optiques, le Chappe notamment qui a réussi la performance d'être au service durant plus
de 50 ans. Certes, il n'est pas très pratique de collectionner un télégraphe de Chappe
en raison de ses dimensions. Des tours Chappe ont cependant été restaurées en France
grâce à des passionnés.
Le télégraphe Chappe représenté
derrière la statue de Claude Chappe (1763-1805) ci-contre était un bronze dû au
sculpteur Damé. Le monument fut érigé le 13 juillet 1893 sur une souscription
volontaire du personnel des télégraphes. Il s'élevait à l'angle du Boulevard
d'Enfer (Denfert-Rochereau) et du Boulevard Saint-Germain à Paris VII°. Des
inscriptions sur le socle marquaient les événements importants du début de
l'exploitation, la collaboration des frères Chappe. Sur le panneau avant, un Mercure
s'élance dans l'espace, une main tenant le télégraphe aérien, l'autre main tenant une
étincelle électrique.
La statue fut détruite par l'occupant
allemand nazi au cours de la Seconde Guerre mondiale pour en fondre le bronze. Ainsi, il
n'en subsiste que les images. |
©
Coll. privée |

© Coll. Musée de la Poste,
Paris |
Pour son emploi qui exigeait que l'appareil soit vu à
distance (à l'aide d'une lunette d'approche ou longue-vue), les appareils successifs
d'une ligne télégraphique étaient situés sur des édifices élevés (églises,
beffrois, etc) ou sur des collines. C'était le cas sur la photo ci-contre montrant un
"Chappe" sur l'église Saint-Pierre de Montmartre à Paris. Le premier appareil
d'une ligne disposait ses "bras" selon un code particulier correspondant à
chaque partie du message à transmettre. Les stations successives devaient disposer leurs
"bras" à l'identique. A la dernière station, les diverses positions étaient
décodées et le message original restitué. Seuls les chefs responsables des stations
terminales étaient en possession des codes. Le secret était ainsi assuré.
La grande
poutre se nommait le "régulateur", les aiguilles aux extrémités étaient les
"indicateurs" |
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| ©
Collection & photo Musée de la Poste, Paris Avec beaucoup de
chance, peut-être mettrez-vous la main sur une de ces maquettes, comme celle qui est
maintenant exposée dans la collection du Musée de la Poste à Paris.
C'est une
merveille de travail et de ressemblance, aux dimensions près. |
©
Collection & photo Musée de la Poste, Paris S'il est
impossible de trouver un télégraphe Chappe dans une brocante, on peut en trouver des
morceaux. C'est le cas de la lunette de stationnaire qui se reconnaît en ce qu'elle porte
des inscriptions gravées mentionnant, par exemple le nom de la ligne télégraphique à
laquelle elle était affectée. |
Télégraphes optiques actuels.
Après
être passée par l'emploi des "Héliostats" qui (de jour) renvoyaient à
distance les messages en télégraphie Morse ; des projecteurs à occultation dont la
lumière était celle d'une lampe à pétrole, puis celle d'un arc électrique, le
système a persisté.
On sait que
la Marine l'utilise toujours avec de forts projecteurs, mais les Armées n'ont pas
négligé ce moyen de transmission. Le modèle ci-contre est Britannique (1980- HETER MK
II). L'ampoule est alimentée par une pile et le manipulateur permet la transmisison
Morse. L'appareil est normalement fixé sur un pied.
© photo & collection
J.-C. B. Montagné |

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