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Elles
avaient 20 ou 30 ans, elles étaient belles et elles aimaient la vie ! Envisager la privation de liberté leur était
insupportable. Par Maurice A. CHARPENTIER,
radioamateur F5NQL (2011) Articles parus dans la revue Radio
REF, n°840, 841, 842.
Les opératrices radiotélégraphistes clandestines du SOE. En Angleterre dès le début de
Les femmes entre 20 et 30 ans pouvaient intégrer ces unités où on
les employait à la préparation des parachutes ou encore au conditionnement des
équipements de ballons de barrage. Dautres furent plus impliquées dans le
transport, les radars la météorologie, ou lanalyse des photos aériennes, le
téléphone.
A
Londres, au SOE il y avait beaucoup de femmes Françaises ou ayant longtemps vécu en
France. Certaines habitaient déjà Londres avant guerre, dautres y étaient
arrivées après avoir fui Nous tenterons dévoquer ici la mémoire de quelques unes dentre elles, membres du SOE, qui eurent des activités clandestines en France, où elles furent notamment affectées aux transmissions radio télégraphiques. Les « alias » indiqués, sont les principaux affectés à chacune on sait que certaines en eurent plusieurs. Les noms des réseaux qui apparaissent sont ceux qui avaient été affectés par le SOE, pas forcément ceux qui étaient utilisés sur le terrain. Nous savons quil y eut beaucoup dautres femmes radio dans la résistance. Il y eu aussi celles de lOSS et des autres services auxiliaires des armées alliées. Il y eut aussi celles que les agents SOE ou OSS envoyèrent sur dautres terrains dopérations. Les SOE, OSS en maquisards en formèrent sur le tas. Malheureusement nous manquons souvent dinformation, car les documents les concernant nont pas tous, loin de là, été déclassifiés « secret ».
Noor-Un-Nisa
Inayat Khan, « Madeleine »
Sans
vouloir rabaisser laction des autres femmes engagées dans la section F du SOE, son
évocation sera sans doute plus longue, car, de par ses origines, cest sur elle
quon a sans doute publié le plus darticles et de livres. Née à
Moscou en 1913, certains disent au Kremlin. . Cest
larrière-arrière-arrière-petite-fille de Tipu Sultan, le prince musulman
régnant de Mysore, dont les prouesses militaires retardèrent lavancée des forces
de la Compagnie des Indes Orientales à la fin du XVIIIème siècle. Après la révolution
de 1917, son père, religieux soufiste, artiste et musicien, marié à une Américaine,
lors dune tournée en Californie, émigre à Londres puis à Paris. Elle poursuivra
ses études au Lycée de Saint Cloud, puis
à la Sorbonne et à lEcole Normale de Musique. Elle devient une harpiste brillante.
Au
moment de linvasion, Noor compte ses nationalités. A cause de sa nationalité
britannique, également conservée par ses parents, elle doit séchapper de Paris avec une partie de sa
famille, arrive au Verdon, embarque sur un cargo belge et débarque à Falmouth le 22 juin
1940. Le SOE,
consultera sa fiche sur laquelle elle avait indiqué quelle parlait le Français
très couramment ; elle se voit proposer une affectation au sein du service, ce
quelle accepte. Là
elle subit lentraînement physique intense, y compris le parachutisme. Elle est
également formée à la radiotélégraphie et au chiffre. Si les
unités régulières nenvoyaient pas les femmes au combat, le SOE ne se sentait pas
lié par cet engagement. Service secret dabord, il utilisait tous les moyens. Nommée
Officier, mais sans uniforme, donc non protégée par les accords de Genève, elle est
bientôt envoyée en France section F du SOE. A
partir daoût 1943, le réseau Prosper seffondrera, trahi vraisemblablement
par la sur dun de ses chefs, bien
quaprès la guerre celle-ci en fut blanchie. Noor,
elle, continue à se faufiler de planque en
planque dans Paris, déjouant la Gestapo et transmettant ses messages avec une énorme
rapidité et précision, dans des conditions hostiles. « À elle seule », selon
Basu, sa biographe, elle fit le travail de six opératrices radio . Arrêtée,
lors de la fouille de son appartement la Gestapo fait une découverte
invraisemblable : « Madeleine » avait conservé en code et en clair, sur
un carnet la trace de toutes ses communications avec Londres ! Plus tard, Michael Foot, lhistorien du SOE expliquera lorigine de cette faute. Les ordres reçus par Noor parlaient de transmission radio soyez très soigneuses de vos transmission radio disaient les ordres. Or les ordres lui avaient été donnés en argot des télégraphistes de lépoque, les transmissions radio cétait le FILING. Noor ne pratiquait pas largot, en conséquence elle comprit à la lettre ce terme FILING, ce qui pouvait dans son esprit se traduire par soyez très soigneuses de vos archives -. C'est
plus qu'il n'en fallait à la Gestapo ; son chef Joseph Goetz entreprend d'obliger
"Madeleine" à continuer d'émettre à partir du poste de "Madeleine".
L'occupant appelait cela le "funkspiel". Cela permettait souvent de retarder la
prise de conscience, à Londres, de l'rrestation de leurs agents. Là il s'agissait pour
l'heure d'un des plus importants agents sur le sol français. Après une tentative dévasion ratée, elle sera définitivement classée comme non coopératrice
par loccupant, et fut transférée à
Pforsheim, où elle séjournera pendant neuf mois comme Nacht und Nebel, avant
dêtre transférée à Dachau. Sous prétexte dinterrogatoires, la
« créole », comme la désignent ses geôliers,
sera littéralement massacrée de coups par le directeur du camp lui-même le
sinistre SS, Friedrich Wilhelm Rupert, qui finira part lui tirer une balle dans la tête
non sans quelle lait nargué une dernière fois en lui hurlant
« Liberté » à la face. Ruppert
sera condamné à mort par le tribunal américain de Dachau en 1946 et exécuté.
Sonia Olchanesky.
"Tania" Tania
sera plus connue pour sa participation à des groupes de sabotage, mais elle connaît
parfaitement les procédures radio. Cest elle qui tentera vainement de faire
comprendre à Londres que leur agent « Madeleine » (ci dessus) aura été
arrêtée, en octobre 1943. Est-ce
le fait davoir travaillé le plus souvent sans instruction directe du SOE ?
Elle sera oubliée sur le mémorial de Valançay lors de son inauguration en 1991. Il
semble bien quà ce jour cet oubli nait pas encore été réparé.
Odette
SAMSON/Churchill/Hallowes, « Lise » Elle est pourtant condamnée à mort par un tribunal réuni avenue
Foch à Paris. Le 12 mai, elle est transférée à Karlsruhe avec sept autres agents féminins du SOE, Andrée Borrel, Yolande Beekman, Vera Leigh, Eliane Plewman,
Diana Rowden, Madeleine Damerment et Sonia Olschanesky Elle sera transférée en juillet à
Ravensbrück. Le 28 avril 1945, sa déclaration
dêtre lépouse dun neveu de Churchill paie. Le directeur du Camp le
Sturmbannführer Fritz Sühren, la fait sortir du camp dans un fourgon cellulaire qui
l'emmène au camp de Neustadt. Le 1er mai, nouveau transfert dans un autre camp. Le 3 mai, Sühren
l'emmène en voiture, la remet aux Américains (en la leur présentant comme parente de
Winston Churchill) et se rend. Son mari Samson étant décédé
pendant sa captivité, elle deviendra effectivement Madame Churchill en 1947. Seule
survivante du groupe de 7 cest grâce à elle quon connaîtra malheureusement
la fin des six autres agents féminins du SOE de Fresnes.
Andrée BORREL, « Denise »
Elle sinscrit à Avec son ami Maurice Dufour, un lieutenant de lArmée
française, elle refuse la défaite de juin
1940, et part avec lui pour le Canet. Là ils
organisent une filière dévasion. Ils partiront à leur tour pour un long périple vers Londres, à travers
lEspagne et le Portugal. A Lisbonne, elle travaille au sein du bureau de propagande
de Elle arrive à Londres le 24 avril 1942 et essuie une déception. Les Français libres renoncent à la recruter, ils se méfient dune femme ayant des sympathies de gauche et qui plus est ayant travaillé pour et avec les Anglais. Ayant subi le fameux interrogatoire du MI5, elle intègre le SOE, et subit lentraînement chiffre, télégraphie, renseignement, sécurité et procédures - . Sa connaissance de Paris, la fera affecter à Yolande Beeckman "Mariette".
De plus elle est fille dune famille qui a la bougeotte. Son père Jakob, finira enfin par se fixer à Londres. Elle est membre des WAAF, dès 1941, elle suit alors des stages intenses dopératrice radio, et autres activités assimilées dont le chiffre. Ses capacités dopératrice et ses connaissances des langues vont décider de son orientation. Elle entre au SOE en février 1943, objectif section F et opérations en France Elle a tout juste le temps dépouser le sergent Jaap Beeckman, de larmée néerlandaise. En septembre 1943, elle
est déposée vers Angers avec mission de rejoindre le réseau Musician, vers St Quentin.
Pendant trois mois, outre sa fonction de radio elle participe à la répartition des armes
et vivres parachutés par les alliés. Cela dure jusquen janvier 1944 date à
laquelle elle est arrêtée avec Bieler son chef de réseau. Torturée en vain à Saint
Quentin, Denise BLOCH, « Danièle,
à Lyon », « Catherine, dans le Sud-Ouest », « Ambroise, réseau
Clergyman » Elle intègre alors en 1942, à Lyon le réseau Détective, mais en octobre elle dut fuir précipitamment après avoir assisté impuissante à larrestation de plusieurs membres de son organisation. On la retrouve à Marseille puis Villefranche sur Mer. Début 1943 on
la retrouve sur laxe Toulouse Agen, membre du réseau Wheelwright. Elle devient membre du FANY où elle suit pendant neuf mois le stage intensif dopératrice radio Début mars 1943, elle est envoyée en France. Déposée vers
Chartres, elle a responsabilité de la sécurité du codage et des transmissions radio du
réseau Clergyman. Entre Chartres et Dourdan au Nord, et jusquà Transférée à Torgau, elle souffrira de froid et de malnutrition et cest un squelette que les Allemands envoient à Ravensbrück. Le 25 janvier elle y est encore signalée, mais à partir du 5 février elle a disparu. On pense quelle fut exécutée entre ces deux dates et son corps envoyé au crématoire. Elle avait 29 ans Yvonne Baseden "Odette"
Son père est un aviateur héros de Elle quitte ladolescence parfaitement bilingue Français
Anglais avec de très solides notions dans trois ou quatre autres langues. En 1937, son père fait une pause et
sinstalle à Londres Pourtant, Yvonne au bout du compte na trouvé quun
job de sténo dactylo.
De janvier à août, pour les Allemands qui ne croient rien de sa carte didentité, elle passe de Dôle à Dijon puis et enfin à Sarrebruck, toujours parfaitement Anonyme. Cest sous cet anonymat quelle sera envoyée enfin à Ravensbrück. Plus tard elle confiera : « Les Allemands ne savaient pas
que jétais un agent. Javais juste été raflée avec un tas dautres et
je navais sur moi ni documents ni rien du tout. Le fait quil ny ait eu
aucun document ma sauvé la vie. » Epuisée, elle est oubliée à lInfirmerie du camp, et
sera remise le 15 avril 1945, à Liliane Rolfe "Nadine"
Jusquà sa seizième année elle fait de nombreux voyages en
Angleterre pour visiter ses grands parents. Mi 1943, George Rolfe, son père décide de rejoindre la mère patrie et ramène toute sa famille avec lui. Sa parfaite maîtrise du Français lui permet dintégrer le SOE en novembre, destination stage radio-télégraphiste. A lissue de son stage, elle sera déposée en France vers Orléans. Elle devient le radio du réseau Historian. Elle devient un agent de renseignement très prisé à Londres, 67 messages envoyés en trois mois, organisation de parachutages, coup de feu avec les résistants. Es Allemands traquent férocement après le débarquement de Normandie, tout ce qui peut constituer un ou un réseau de « terroristes », si bien que son chef Georges Wilkinson est arrêté à Olivet le 26 juin. Immédiatement remplacé par Pierre Charié, elle se met à son service et continue ses missions radio renseignements coups de feu et de main compris. Elle sera victime dune coïncidence. En cherchant quelquun dautres loccupant investit la maison des instituteurs de Nargis et trouvent par hasard le radio-set quils ne soupçonnaient pas. Ils en profitent pour arrêter Lilian. Il semble bien quelle nait jamais été active en France, ailleurs que dans le Loiret. Transféré à Fresnes, torturée pendant de longs jours, cest une épave humaine qui descend du wagon lorsquelle arrive à Ravensbruck. Un des officiers du camp dira quelle ne pouvait plus marcher. Elle sera exécutée le 5 février 1945 et jetée au crématoire. Violette Szabo "Louise"
Au début de la guerre, elle rencontre un officier français des FFL, issu de la 13ème brigade de Légion Etrangère et dorigine Hongroise, le Lieutenant Etienne Szabo, quelle épouse. Ils ont une fille qui naît le 8 juin 1942. Malheureusement son mari Etienne disparaît lors de la seconde bataille dEl Alamein, fin juin. Restée seule avec sa fille, Violette acceptera loffre qui lui sera faite dintégrer le SOE. Après avoir suivi divers stages, elle est nommée officier du FANY en septembre 1943 et se vit attribuer sa première mission en France Lors de cette première mission, en avril 1944, elle opère dans la région de Cherbourg comme courrier du nouveau groupe chargé de la reconstitution du réseau Rouen qui vient dêtre démantelé. Pendant trois semaines elle collecte des centaines dinformations sur les installations militaires et les usines situées entre Cherbourg et Rouen. Elle pourra ramener ces précieuses informations à Londres lors dun ramassage effectué par avion dans lIndre. Ramenée à Limoges, elle y sera interrogée, torturée et finalement transférée à Paris, et remise Avenue Foch, dans les mains de Kieffer, qui la torturera de longs jours, sans quelle cède un iota. Transférée à Ravensbruck elle y sera assassinée sur ordre du chef de camp Suchen, par le gardien, Schûte, puis brûlée. Après la guerre, Suchen sera jugé et exécuté par les Anglais. Yvonne CORMEAU « Annette »
Son mari est en France en 1940 dans une
Rifle Brigade. Blessé, il est rapatrié et démobilisé. Il mourra dans
leffondrement de sa maison touchée par une bombe allemande, pendant le Blitz.
Yvonne, sera miraculeusement sauvée. Le souffle de lexplosion retourne la baignoire
sous laquelle elle se retrouve coincée mais protégée. Devenue veuve, elle intègre les WAAF en
1941. Ses connaissances linguistiques
lincitent, début 1943, à
sinscrire au SOE, où elle devient radiotélégraphiste. En 1943, parachutée dans la région de
Bordeaux, elle sera lopératrice radio pour le réseau Wheelwright, (comme
lavait été avant elle Denise BLOC H). Elle enverra des centaines de messages et
participera à la réception de plus de 140 parachutages. Elle sera démobilisée en 1945 avec le
grade de Flight Officer de Eileen NEARNE, « Rose »
En mars 1944 elle est affectée comme radio au réseau de résistance Wizard, puis Spiritualist. Elle est arrêtée à paris le 22 juillet 1944. Torturée puis déportée à Ravensbruck en août 1944, elle sévadera en mai 1945, en compagnie de deux Françaises et rejoindra les troupes alliées. Oubliée de tous elle mourra dans la misère en septembre 2010. Le 21 septembre 2010, les anciens combattants se mobilisent et lui organisent des obsèques solennelles dans le Devon, en présence du Consul de France à Londres. Ses cendres seront dispersées en mer selon ses volontés. Virginia HALL, « Marie », « Philomène », « La dame qui
boite ».
A luniversité elle se découvre une passion pour les langues étrangères qui lamèneront au bout de son cursus à parler très couramment le Français, Allemand et lItalien mais aussi posséder de très fortes notions dEspagnol et de Russe. Elle parachèvera ses études par des séjours à Paris et à Vienne. Sa voie devient toute tracée, elle travaillera pour le Département dEtat. Les ambassades américaines de Varsovie puis le consulat dIzmir laccueillent successivement. En Turquie, elle est victime dun accident de chasse. Elle se tire une balle dans e pied, et à cause de la gangrène qui sensuit, on doit lui amputer sa jambe gauche sous le genou. Revenue se faire soigner et appareiller aux Etats-Unis, cest avec sa superbe « Cuthbert » (sa prothèse quelle appelait familièrement ainsi), quelle reprend du service au consulat US de Venise, puis celui de Tallinn, Estonie. Toujours secrétaire mais interdite dexamens à cause de son handicap, elle ne peut postuler à un poste de diplomate aussi démissionne-t-elle en 1939. Elle regagne alors lAngleterre puis trouve un poste de correspondant du Washington Post à Paris, poste quelle occupe toujours à la déclaration de guerre. Elle sengage malgré son handicap, dans larmée française et y reste comme conductrice dambulance jusquen 1940. En 1941 elle rencontre le numéro 2 du Réseau F du SOE. Après avoir
été formée au maniement des explosifs, sous couverture de correspondant du Washington
Post, pendant quinze mois elle dirigera le réseau Heckler. Elle travaille notamment avec
Germaine Tillon et dAstier de Pour le SOE elle aura encore quelques activités en Espagne. Quelques mois après lentrée des Etats-Unis dans la guerre elle quitte le SOE et intègre le OSS. LOSS en fait une opératrice radiotélégraphiste très
up-to-date en quelques semaines. Après un passage remarqué au sein des réseaux FFI de
Haute Loire et du Limousin, après le débarquement de Provence, elle quittera Après la guerre, elle sera récupérée par Virginia Hall séteint le 8 juillet 1982. Diana ROWDEN « Paulette »
1939 arrivant elle sinscrit à Lors des évènements de Dunkerque elle échoue à se faire rapatrier bien que titulaire dune carte du Corps Anglo Américain des ambulances. Elle devra rester cachée pendant près dun an chez des amis Courant 1941, elle réussit via lEspagne et le Portugal à rentrer à Londres. Elle perdra bientôt espoir de trouver un poste de journaliste. A lautomne elle deviendra une WAAF, comme agent de renseignement. Ce nest quen mars 1943, quelle débutera son entraînement au SOE. La moyenne de vie dun opérateur radio en France nest alors que de six à sept semaines, alors on raccourcit aussi les stages. Dès juin, on lui affecte sa mission dans le secteur F. Débarquée dans le Maine et Loire, il lui faut rejoindre le Jura. Mi-juillet, elle sinstalle dans un hôtel de Saint Amour ; Il semble quelle ait peu pratiqué la radio. On se souvient delle comme dune cycliste infatigable, qui sillonnait le Jura faisant liaison entre les divers groupes de résistants, organisant les parachutages, et qui participa à la destruction des usines Peugeot à Montbéliard, privant loccupant dune importante source de tourelles de chars. Le chef du réseau Acrobat, arrêté, elle se réfugie avec le radio John Young à Clervaux vers Lons le Saulnier. Avertis de larrivée dun nouveau membre du réseau par Londres, ils se feront piéger par un agent substitué par lennemi qui avait intercepté la communication. Transférée à Fresnes, elle y restera cinq mois avant dêtre envoyée à Karlsruhe puis au Struthof où elle recevra une injection de phénol avant dêtre jetée au four crématoire.
Les cinq notes suivantes concernent des femmes qui, bien quayant toutes , en principe, suivi lentraînement des SOE, nauront pas été qualifiées de Radio par leurs biographes mais comme « Courrier » car affectées le plus souvent à des réseaux ayant déjà leurs opérateurs radio. On sait aussi que certaines ne suivirent pas lentraînement radio. Pourtant quand on sait que plus de 70% des opérateurs des années 1943/1944, furent arrêtés, il est
vraisemblable quelles aient aussi servi en tant quopératrices
radiotélégraphistes.Cest pourquoi vous les trouverez regroupée ici. Eliane PLEWMAN « Gaby »
A la fin de ses études elle travaille dabord dans une société dimport, puis se fait embaucher à Madrid puis à Lisbonne, par les ambassades britanniques. Au début de la guerre, elle est à Lisbonne. En 1942, elle est mutée à Londres à la section espagnole du ministère de linformation. Elle épouse, un Officier Anglais, Tom Plewman. Arrêtée début 1944, après un passage à Fresnes, elle se retrouvera à Dachau où elle sera exécutée le 13 septembre 1944. Vera LEIGH Simone
A la débâcle elle quitte Paris pour Lyon où elle a ses premiers
contacts avec En 1942, elle suit la filière dévasion par lEspagne,
est emprisonnée plusieurs mois à Bilbao, puis libérée gagne Gibraltar et Londres. Arrêtée le 13 octobre 1943, après Fresnes, elle fera partie du convoi de femmes qui sera transféré à Karlsruhe. Transférée au Struthor plus tard, elle y sera avec Diana Rowden, Andrée Borrel et Sonia Olschanesky, empoisonnées avec une piqûre de phénol puis jetée au crématoire. Lise de BAISSAC « Odile »
puis « Marguerite »
Le SOE la refusera en 191 puis
lacceptera en 1942. Lurgence de la mission qui lui est destinée abrègera sa
formation, sera amputée de la radio et des cours de sabotage. Avec Odette Borrel, elle est parachutée
dans la région de Chambord. Odette rejoint le réseau Prosper. Lise reste dans la région
de Poitiers et organise les maquis, liaison avec le Scientist animé par son frère,
réception de parachutages, transferts divers.
Par contre elle na pas dopérateur radio attitré, ce qui loblige à de
nombreux déplacements. Après leffondrement du réseau
Prosper de Paris et devant la masse darrestations, Londres lui demande de rentrer,
ce quelle fait avec son frère, Claude, en août 1943. Elle reviendra en France en avril 1944,
parachutée dans lIndre. Elle rejoint sous le nom de
« Marguerite », le nouveau réseau Scientist, recréé par son frère en
Normandie/Bretagne. Courrier cycliste et organisatrice, elle réceptionne les parachutages
darmes et aussi les agents SOE que Londres envoie en masse en prévision de ce que
personne nimaginait, le débarquement de Normandie. Madeleine DAMERMENT « Solange »
Elle rejoint Londres où après une formation de courrier au SOE, Elle est arrêtée par Elle passera par lavenue Foch, Fresnes, Karlsruhe et Dachau. Elle sera exécutée à balle, le 12 septembre 1944, avec Eliane Plewman, Yolande Beekman et Noor
Inayat Khan. Cecily LEFORT, «
Ecossaise, fille de pasteur, née à Londres en 1900, elle épouse en 1925, un médecin parisien le Dr Alex LEFORT avec qui elle partage la même passion de la voile. Ils sinstalleront bientôt en Bretagne. En 1940, ils gagnent lAngleterre, non sans avoir laissé à disposition des résistants bretons, leur maison pour quelle serve dabri aux aviateurs britanniques. Après lentraînement classique SOE, elle sera déposée en
France en juin 1943, destination le réseau Jockey du sud est de Elle sera arrêtée en septembre, interrogée par Comme nous lavons déjà signalé au début de cet article, il nétait pas question pour nous de réécrire lhistoire, dautres lont fait avant nous avec talent. Ce texte a été écrit à partir de la documentation dont nous dispositions au moment où il a été écrit. Nous savons que connues ou non, des milliers de femmes se sont engagées aux côtés des hommes pour arriver à libérer le pays de loppression et du crime organisé.
Avoir voulu rendre hommage à ces femmes, nenlève rien aux autres qui furent tous, ceux à qui nous devons notre liberté daujourdhui, des Résistants. Sources Texte et iconographie : Merci dexcuser le fréquent manque de qualité des photos, souvent issues de photos didentité dépoque. Divers sites Internet dont :
Des livres, journaux et revues dont :
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